Chapitre 6 : Étudiants, praticiens et formateurs se rencontrent
Date de publication : 01/02/2007
Etat d'avancement du travail : Terminé.
Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE
Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 10/12/2008 à 09:19
Dispose des droits sur la publication.
Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 10/12/2008 à 11:22
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La rencontre du 25 octobre 2005 sera aussi l’occasion de discussion en
atelier. Quatorze thèmes ont ainsi été portés au choix des participants. Chaque
atelier tendra à rassembler paritairement professionnels, étudiants et
formateurs dans des groupes d’une vingtaine de personnes. La volonté d’orienter
la réflexion sur le « réel » du métier se traduit dans le fait d’avoir
majoritairement confié l’animation des débats aux professionnels.
Formation initiale et initiation à la pratique
En quoi l’histoire de vie, à travers ses fractures, ses succès, ses défis, peut-elle être déterminante dans le choix de ce métier ? Quand projet de vie et projet professionnel se rencontrent.
Atelier 7 : Enjeux de la première rencontre entre l’étudiant et le milieu professionnel
Ne dit-on pas que les premiers pas sont déterminants pour vivre une formation ? Il s’y joue déjà une récapitulation des craintes et des espoirs, de ce que l’on sait et de ce qui pose question. La première rencontre entre professionnels et étudiants réserve bien des surprises.
Atelier 2 : L’étudiant écartelé entre réalité de formation et réalité de profession
L’étudiant, confronté à la fois à la réalité institutionnelle et à la réalité de la formation, a parfois un peu de mal à s’y retrouver. Comment être professionnel et étudiant ? Comment ne pas tomber dans le jeu des alliances ? Comment faire pour que les attentes mutuelles soient énoncées et respectées ? Comment évoluer sur des itinéraires conjoints et non distincts ? Où, quand et comment gérer ce hiatus ?
Atelier 13 : « Ce que je peux dire et écrire de mon stage»
La discrétion et le secret professionnel font partie des garanties de base que l’éducateur doit offrir aux personnes avec qui il travaille : les usagers tout d’abord mais aussi les collègues. La formation, quant à elle, va de pair avec l’échange et la confrontation. L’étudiant stagiaire est donc amené à parler de ce qu’il vit sur le terrain. A qui ? Comment ?
Atelier 9 : Des moments de formation qui nous ont marqués : témoignages
On ne se forme pas comme éducateur spécialisé en apprenant un ensemble de savoirs et de méthodes qu’il suffirait par la suite d’appliquer au fil des rencontres avec les bénéficiaires. Bref, « quand » et « par quoi » nous formons-nous comme éducateur spécialisé ? En ce sens, le partage des expériences de formations contribue à nous former.
Plusieurs ateliers sont centrés sur la personne de l'étudiant qui à vivre
une période de formation initiale, avec en son sein une initiation à la pratique
professionnelle.
Comment naît le projet professionnel de l'étudiant ? Comment
s'enracine-t-il dans son histoire ? Ces questions sont évoquées dans l'atelier
14.
Dans l'atelier 7, on examine les enjeux de la première rencontre de
l'étudiant avec les professionnels, souvent déterminante pour la suite de son
parcours;
tandis que dans l'atelier 2, on se penche sur la confrontation
simultanée de l'étudiant à la réalité professionnelle et à la réalité de
formation.
Nécessité de discrétion sur le terrain et exigence d'échange, de
confrontation
en formation: voici un exemple parmi d'autres d'attentes
divergentes que l'étudiant est censé toutes satisfaire; dès lors surgit la
question délicate de savoir ce qu'il est en droit d'écrire de son stage (objet
de l'atelier 13).
Il reste que le partage d'expériences fortes,
significatives, contribue indéniablement à la formation; cette question est
approfondie dans l'atelier 9.
Autour du stage
Lors de la visite de stage, comment se déroule le « faire alliance » entre les diverses parties en présence : l’institution, l ‘étudiant, l’école ?
Durant cet atelier seront présentées et discutées diverses séquences de cette rencontre, en vue de dégager les pistes de travail et permettre de bien vivre cet acte de formation.
Atelier 4 : Attitude de formateur, attitude d’éducateur, similitudes et différences
Une pratique relationnelle basée sur le savoir-être et le savoir-faire peut-elle être enseignée ou ne peut-elle qu’être démontrée lors des contacts entre étudiants et formateurs ou entre les formateurs entre eux ? Pouvons-nous nous contenter d’enseigner ou devons-nous créer un contexte adéquat où l’étudiant sera immergé ?
Atelier 11 : Réflexions sur l’évaluation d’un stage
Quelle place est accordée à l’évaluation du stage dans la formation ? Comment prendre en considération les attentes spécifiques de chacun des trois acteurs : l’institution, l’école et l’étudiant ? Comment articuler savoir, savoir-faire, savoir-être et savoir-devenir ? Échanges d’expériences et regards triangulés.
Atelier 15 : Supervision professionnelle et supervision pédagogique : écart ou identité ?
La supervision est-elle nécessaire dans la formation initiale des éducateurs spécialisés ? Quelle est son utilité formative ? Et en quoi rejoint-elle la supervision professionnelle ?
Le stage fait l'objet d'un contrat tripartite et la visite de stage met en présence l'institution, l'étudiant et l'école. Bien vivre cette rencontre suppose d'analyser rigoureusement diverses séquences afin d'en dégager des pistes de travail, tâche à laquelle s'est attelé l'atelier 1.
L'enseignement d'une pratique relationnelle a ses limites; ne serait-ce pas la responsabilité du formateur de créer un contexte « adéquat »? Cette proposition est débattue dans l'atelier 4. La question de l'évaluation du stage nous oblige à considérer à nouveau la dissemblance des attentes et partant, la nécessité des échanges, de regards triangulés (objet de l'atelier 11).
En amont de cette évaluation, une supervision pédagogique de l'étudiant pourrait se révéler utile; encore faudrait-il définir ses points de convergence avec la supervision professionnelle. Ce sujet est soumis à l'atelier 15.
Quand la pratique questionne
- Comment un projet pédagogique fait référence dans une institution ?
Tout projet pédagogique, d’école ou d’institution, peut relever du meilleur comme du pire. Ce peut être le meilleur s’il s’agit de mettre sur le papier les idées qui tiennent à cœur concernant le travail à réaliser en commun. C’est parfois le pire si se glissent dans le projet certaines phrases creuses. Mais tôt ou tard, nous voyons qu’entre pratique et projet le fossé s’est creusé. Comment vivons-nous, là où nous sommes, éducateurs, formateurs et étudiants, cet « espace intermédiaire » ?
- Comment l'éducateur utilise-t-il l'oral et l'écrit ? Quelles sont les contraintes qu'imposent ces deux modalités de langage ?
Comment le langage parlé (verbal et non-verbal) nous permet-il d’être là, présent à l’autre en tant qu’éducateur ou éducatrice ? Comment le langage écrit permet-il de rendre compte de cette présence à l’autre ainsi que des contraintes pratiques du métier ? Y a-t-il des pièges à éviter, tant dans l’écrit que dans l’oral ?
- Du théorique au pratique ou l'inverse ? Comment alterner les démarches au bénéfice des pratiques d'accompagnement ?
L’utilité d’un cadre théorique qui unifie les pratiques d’accompagnement et l’importance de la démarche de prise de conscience de soi à chaque instant d’une relation professionnelle ne sont pas à démontrer. Mais qui rythme l’alternance des démarches ?
- Comment faire usage de l'humour, l'utiliser comme un ressort dans la relation éducative ?
Dans une perspective d’écologie personnelle, l’humour aide l’éducateur à prendre distance avec les drames qu’il accompagne et lui permet de supporter les échecs qu’il rencontre. Mais au-delà, comment l’humour peut-il être aussi un des ressorts de la relation éducative ?
- Comment accueillir l'imprévu, l'inédit, dans le métier et en formation ?
Un événement nous ouvre à l’inédit, nous amène à découvrir l’autre différemment, à exercer notre liberté, à ouvrir un nouveau champ de possibles. Comment la formation d’éducateur peut-elle faire place à cet imprévu ? Et comment le métier peut-il y faire face ?
- Enfin, en lien avec la question précédente, comment accéder à la créativité, compétence centrale de l'éducateur constamment appelé à se mettre "en jeu"?
L’éducateur spécialisé se met constamment « en jeu » : ses principaux outils que sont son corps, son regard, sa voix doivent être explorés, apprivoisés afin qu’il prenne conscience de l’effet qu’ils produisent. L’éducateur peut aussi s’appuyer sur des supports de type créatif et les proposer à autrui comme autant de chemins vers une plus grande confiance en ses capacités.
