Chapitre 1 : Form’Educ, une plate-forme
Date de publication : 01/02/2007
Etat d'avancement du travail : Terminé.
Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE
Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 10/12/2008 à 09:19
Dispose des droits sur la publication.
Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 10/12/2008 à 11:15
Bloc HTML non structuré n°59/1048#1 - Nombre de téléchargements : 2755/12775
En 2000, quelques formateurs issus de différentes Hautes écoles de la
Communauté Française se retrouvent à l’occasion d’un congrès européen. Ils y
entament des discussions riches, ouvertes, et surtout prennent conscience de
leur désir partagé de promouvoir, dans leur région, le métier et la formation
d’éducateur spécialisé, d’inciter à leur reconnaissance. La situation est
cocasse: est-il donc plus facile de se rencontrer au niveau international qu’au
niveau communautaire ?
Éducateur spécialisé ?
Selon
la loi du 29 avril 1994, « par éducateur-accompagnateur spécialisé (...), on
entend la personne qui (...) favorise par la mise en œuvre de méthodes et de
techniques spécifiques, le développement personnel, la maturation sociale et
l’autonomie des personnes qu’il accompagne ou qu’il éduque. Il exerce sa
profession soit au sein d’un établissement ou d’un service, soit dans le cadre
de vie habituel des personnes concernées. »
Deux filières conduisent en
trois ans au diplôme d’éducateur spécialisé : une formation dans l’enseignement
supérieur pédagogique ou social de plein exercice et de type court, section
éducateur, soit « le plein exercice », ou bien l’équivalent en promotion
sociale.
Cf. le site www.educ.be, Les
carnets de l’éducateur, chap. Le statut de l’éducateur-accompagnateur
spécialisé
La question est lancée : pourquoi ne pas provoquer la rencontre de représentants de l’ensemble des formations supérieures d’éducateurs spécialisés du plein exercice, par delà les oppositions entre réseaux ? Si cette rencontre inédite réussissait, on pourrait tenter d’y associer par la suite les écoles de promotion sociale.
Rencontres autour
d’un métier
trop mal reconnu
En novembre 2001, le Fonds ISAJH (fonds social pour les institutions et services d'aide aux jeunes et aux handicapés) prête son cadre et une « neutralité bienvenue dans le paysage tellement divisé de notre enseignement communautaire », pour une première rencontre, « au nom du souci de la spécificité de la formation et du métier ». La proposition vient sans doute à son heure, puisque la suite en découle presque naturellement : des discussions, des partages de vues, d’approches et de méthodes, des indignations, aussi, avec toujours ce désir ancré dans la réalité d’un métier encore trop mal reconnu, de l’avis des formateurs.
Au rythme de 3 à 4 réunions annuelles au gré des différentes écoles et en défiant, en quelque sorte, la loi des fossés entre réseaux, apparaît le souhait de donner une autre existence au groupe. En même temps s’indique la nécessité d’engager un « dialogue plus soutenu » avec le monde professionnel des éducateurs. Naît alors le projet d’une journée d’étude. Elle obligera à approfondir et à élargir les collaborations.
En passant, il fallut bien nommer ce groupe resté jusque là sans nom : le modèle de la plate-forme s’imposa – « à la fois ensemble d’idées communes et fondation d’élaborations futures » – centrée sur la formation et le métier d’éducateur spécialisé.
Fin de l’année 2004, le rythme des réunions s’intensifie, rassemblant régulièrement des formateurs des différentes Hautes écoles ; le nom de Form’Educ apparaît en même temps que se construit cette première journée d’étude.
